HISTOIRE et TRADITIONS - SALLERTAINE

LES BATTAGES

Chaque année, au début août, l'association "TERRE de SALLERTAINE" organise une fête des traditions.
Cette association est composée d'authentiques Sallertainois, qui ne sont pas des nostalgiques du passé mais des personnes qui croient dans la valeur de nos racines
Ce n'est pas qu'une simple reconstitution des gestes avec les moyens d'alors; nous voulons mettre à l'honneur le goût du travail bien fait et le courage des générations qui nous ont précédées dont nous sommes fiers.
Cette année nous avons choisi de vous présenter la machine à battre le grain, avec ce qu'elle représentait dans la vie des villages.


La fête des battages de Sallertaine le 17 août 2008 a attiré une foule de curieux .Ils étaient là pour assister à la reconstitution d'une journée de battage dans les villages. Ils ne connaissent sans doute pas tous l'histoire de la batteuse!! Tout commence vers 1845 quand le jeune Célestin Gérard, meunuisier "Compagnon du devoir", entreprend de fabriquer une machine pour soulager le travail de son père, cultivateur dans les Vosges. Jusque là pour extraire le grain il n'y avait que le fléau ou le piétinement des animaux


La première batteuse était entrainée à bras d'hommes ou par un manège d'animaux. Avec l'arrivée de la machine à vapeur ,elle utilise la puissance d'une locomobile. A la suite les tracteurs à essence puis diésel , prirent le relais


Toutes les transmissions se font par courroies; systême simple et souple qui évite l'usure des engrenages Ce n'était pas sans risques, les travailleurs étaient très près des courroies en mouvement


Le batteur, élément essentiel de la machine, tourne à 1200/tours-minute, provoquant ce ronronnement caractérisrique de la batteuse, peu habituel à cette époque. Les 4 tâches accomplies par la batteuse : =Séparer le grain de la paille =Trier le grain par une série de grilles et le venter =Acheminer le grain vers le poste d'ensachage =Evacuer la paille


Le propriétaire de la ferme "not' maitre" fournissait la semence et les attelages mais prélevait la moitié de la récolte. Le blé récolté était soigneusement compté par le représentant du propriétaire qui assistait à toute la journée de battage .On essayait bien de l'embrouiller dans ses comptes par des diversions ou nombre verres de vin.


La journée de battage mobilisait de 15 à 20 travailleurs d'ou la nécessité d'entre-aide dans les villages. Il y avait aussi deux mécaniciens et les serveuses pour désaltérer tout ce monde . A la cuisine une nuée de femmes s'affairaient pour les repas qui se devaient à la hauteur de l'évènement


C'etait donc aussi une fête villageoise avec ses coutumes .Parmis celles-ci : le bouquet qui accompagnait la dernière gerbe .Bouquet qui était porté sur la machine par la fille à marier de la ferme


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